Lundi 14 janvier 2008 1 14 /01 /Jan /2008 22:20

Quelques définitions essentielles pour ne pas, à cause d’un mot, manquer d’atteindre l’état de Nirvana…

 

- Ani : nonne

- Bardo : état de conscience entre la mort et la renaissance.

- Bodhisattva : être humain ou mythique ayant atteint l’Eveil mais qui, au seuil de la libération définitive, ou Nirvana, y renonce dans le but de sauver les autres êtres.

- Bodhi : « Eveil ». Connaissance parfaite dont l’atteinte est concomitante à la libération. Pour la Mahayana, l’Eveil complètement accompli est celui des bouddhas.

- Bon : Comme doctrine constituée, le Bon n’apparaît qu’au 10ème - 11ème siècle. Pour les tibétains, cette religion pré-bouddhique se perpétue jusqu’à nos jours.

- Bouddha : terme signifiant « l’Eveillé ». Il désigne l’être qui, ayant atteint l’illumination, n’est plus soumis au cycle des renaissances. Sakyamuni est le bouddha historique, mais il n’est ni le seul ni le premier parmi les différents bouddhas.

- Bouddhiste : celui qui « prend pour refuge », les trois joyaux : Bouddha, Dharma, Sangha, c’est-à-dire celui qui choisit de s’en remettre au Bouddha, à la Loi religieuse et à la communauté monastique pour se libérer de la douleur inhérente ) l’existence.

- Brahma : dieu principal des hindous.

- Chang : bière d’orge

Chöpa : offrandes

- Dalaï-Lama : est un titre donné au 16ème siècle par le chef des Mongols Tümet à un hiérarque de l’école Gelugpa, Gedundrub, fondateur du monastère de Tashilhunpo,  neveu et disciple de Tsong Khapa, lui-même fondateur des Gelugpa, qui devint connu comme le Troisième Dalaï-Lama (ses deux précédentes réincarnations ayant reçu ce titre rétrospectivement). Dalaï est un mot mongol qui signifie « océan » et Lama, un terme tibétain inspiré de l’indien Guru qui désigne le Maître. Ensemble, Dalaï et Lama se traduisent « Océan de sagesse ».

Il est le chef spirituel et temporel du Tibet depuis le 17ème siècle jusqu’à l’occupation chinoise. L’actuel Dalaï-Lama est le quatorzième.

- Darchen : mât à drapeaux de prières.

- Dharma : Loi religieuse, doctrine à laquelle adhère le bouddhisme.

- Dzogghen : « Grande Perfection » - enseignement philosophique et méditatif du bouddhisme tibétain et du Bon.

- Dzong : forteresse.

- Gelougpa (école des…) : les « Vertueux ». Ecole religieuse connue, à tort, en Occident sous le nom de « Bonnets Jaunes », à cause de la couleur de leur chapeau. Fondée au 15ème siècle par Tsongkhapa (1357-1419), le Dalaï-Lama et le Panchen-Lama en sont les deux hiérarques les plus importants

- Karma : rétribution des actes : tout acte, bon ou mauvais, en fonction de l’intention qui le détermine enclenche un processus de « dette à payer » ou de « récompense à recevoir », dans cette vie ou dans les prochaines. Autrement dit, le Karma détermine le destin de l’individu.

- Lama : guru en sanscrit. Maître spirituel.

- Mahayana : « Grand Véhicule » - développement du bouddhisme originel qui proposait d’abord la libération individuelle et a, de ce fait, été appelé, a posteriori, Hinayana ou « Petit Véhicule ». Le Mahayana donne la prééminence à l’activité altruiste des bouddhas et Bodhisattvas qui mettent en œuvre la perfection de leur « Grande Compassion » pour le salut de tous les êtres. Le Mahayana poursuit l’exégèse de la parole du Bouddha et se dote de nouveaux textes où est formulée une métaphysique dont la doctrine principale est la théorie de la vacuité.

- Mandala : diagramme centré autour d’un axe orienté. Tridimensionnel, peint ou créé, c’est un « cosmogramme » qui sert de support à la méditation lors des initiations et des rituels tantriques. « Palais » de la divinité qui préside au rituel, son iconographie, extrêmement riche, varie en fonction de cette divinité.

- Mudra : les signes essentiels de la gestuelle bouddhique. Elle est une composante très importante de l’enseignement. Le maître est représenté avec une position des doigts particulière qui visualise un moment de la pratique religieuse.

- Nirvana : « Extinction », état de libération caractéristique des bouddhas qui ne connaissent ni naissance, ni souffrance, ni mort.

- Panchen Lama : titre abrégé de Pandita Chen Po - « Grand Erudit » donnés aux abbés du monastère de Tashilunpo.

- Rimpotche : « Grand Précieux » : titre donné à certains lamas et aux incarnations.

- Samsara : cycle des existences auquel est soumis tout être tant qu’il n’a pas atteint la libération lui permettant d’entrer dans le Nirvana.

- Sangha : communauté monastique dans son ensemble.

- Sanscrit : « Parfait ». Langue indo-européenne qui est la langue classique de la civilisation brahmanique de l’Inde.

- Sogshing : arbre de vie. Pilier central du stupa de Gyantse, il correspond à l’Axis Mundi figuré par le Mont Meru dans la cosmographie tibétaine et reproduit au centre des habitations.

- Stupa : à l’origine, monuments funéraires, érigés pour abriter les reliques du Bouddha, les stoupas, à forte valeur symbolique, sont parmi les monuments  principaux du bouddhisme tibétain. Ils renferment des reliques des grands maîtres tibétains, mais aussi des textes et de nombreuses autres objets sacrés ou profanes.

On les honore par des circumambulations, toujours effectuées dans le sens des aiguilles d’une montre. Ils se composent le plus souvent :

- D’une plate-forme soutenant l’édifice et symbolisant les dix vertus sur lesquelles repose la pratique,

- D’une partie médiane, ou vase, représentant les sept branches de l’éveil (attention, connaissance, diligence, joie, souplesse d’esprit, concentration, équanimité),

- Des anneaux représentant les dix forces et les trois attentions,

- De la Lune, au sommet représentant l’élimination de toute souffrance, du Soleil représentant les mille lumières de la compassion et du joyau, la réalisation de tous les souhaits. lhassa16.JPG

- Tantra : textes canoniques apparus en Inde vers le 5ème et 6ème siècle de notre ère mais rattachés à la prédication ésotérique du Bouddha. Sur le fond doctrinal du Mahayana, les Tantras proposent une voie rapide vers la Délivrance, s’appuyant sur la perception intuitive de la non-dualité, en fait, du Samsara et du Nirvana. Pour cela, les Tantras proposent des techniques utilisant rituels, méditation et yoga.

- Tantrisme : le troisième « Véhicule » du Bouddhisme, Vajrayana, ou bouddhisme ésotérique, dont les textes canoniques sont les Tantras.

- Thanka : représentation d’une image sacrée exécutée sur un rouleau de coton ou de soie et qui peut être peinte, brodée ou réalisée en appliqué.


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Lundi 14 janvier 2008 1 14 /01 /Jan /2008 22:19

« Quel est donc cet art de vaincre les émotions et d’apaiser les violences ? ». Le Bouddha historique Çakyamuni (Siddharta Gautama) est généralement représenté assis en position du lotus, parfois en marche, ou couché dans la position du lion, sur le côté droit, la tête reposant sur la main droite. Sa couleur est doré orangé. Le plus fréquemment, ses mains sont jointes dans le mudra de la méditation (Dhyana) ou de la prise de la Terre à témoin (Bhumisparsha). Sa main gauche soutient un bol d’aumône.

 

Bhaishajyaguru : le Bouddha médecin, maître des remèdes. Sa posture est identique à celle du bouddha historique. Le bol qu’il porte dans sa main gauche contient la plante médicinale aruna ou myrobolans. Sa couleur est le bleu foncé.

 

Vajrasattva : celui qui a l’essence du diamant, assimilé dans certains tantras au bouddha Vairocana : il est représenté tenant dans sa main droite un sceptre vajra à hauteur de son cœur et dans sa main gauche, une cloche reposant sur sa cuisse gauche. Sa couleur est le blanc.

 

Maitraya : la bonté aimante, il est le Bouddha de l’avenir, souvent représenté dans la posture occidentale, c’est-à-dire assis sur un siège. Sa couleur est le jaune, son mudra celui de l’enseignement.

 

Manjushri : le doux glorieux, incarne et transmet la sagesse. Il brandit de sa main droite une épée flamboyante, capable de trancher l’avidité, la haine et l’illusion. Dans sa main gauche, il tient un lotus sur lequel repose un texte du sutra du cœur de la parfaite sagesse. Sa couleur est le jaune d’or.

 

Avalokitesvara : celui qui regarde les êtres, il incarne et transmet la compassion. Assis en position du lotus, il est souvent représenté avec plusieurs têtes et plusieurs bras. Sa couleur est le blanc. Son émanation féminine, Tara ou Drolma est très populaire. Les Jina (victorieux) sont des bouddhas archétypes :

Vairocana : le resplendissant (blanc)

Akshobya : l’imperturbable (bleu)

Ratnasambhava : lumière infinie (rouge)

Amoghasiddhi : accomplissement infaillible (vert)

 

Ils incarnent les cinq sagesses, transmutations des cinq poisons et des cinq agrégats. Ils sont représentés assis, dans la position du lotus.


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Lundi 14 janvier 2008 1 14 /01 /Jan /2008 22:18
Le débat doit être considéré comme une méthode pour développer sa propre connaissance et sa sagesse tout autant que celle de son adversaire et finalement, celle de tous les êtres. Le débat ne doit pas être mené avec orgueil, colère ou dans le but de vaincre uniquement. C’est pourquoi les moines se rassemblent d’abord pour prier et pour purifier leurs motivations avant que la séance ne commence. Puis, ils se divisent par paires. Le challenger est debout et son opposant assis par terre.

 Le challenger annonce le sujet du débat, citant un passage des écritures qui s’y rapporte, le défenseur doit d’abord identifier le passage et l’expliquer. Le débat se poursuit alors, le challenger examinant chaque réponse donnée, explorant toutes les ramifications de la position adverse. L’argumentation n‘ayant  pas fait son chemin, les deux plaideurs examinent ensemble leur style de confrontation ce qui les aide à aller encore plus loin dans leur raisonnement. La méthode de discussion est strictement logique, le challenger cherche des contradictions dans les réponses de son adversaire et les lui renvoie sous fourme de conséquences démontrant ainsi sa position insoutenable.

 

Les gestes employés par le challenger alors qu’il crie ses questions et le bruit fait par les centaines de moines présents dans la cour des débats, sont spécifiques. Alors qu’il lance son défi, il frappe de sa paume droite sa main gauche tout en martelant le sol de son pied gauche, symbole de la porte qui se referme sur la renaissance dans un monde inférieur de la renaissance. Puis il lève sa main droite, symbole du chemin de la libération de toutes les souffrances de l’existence cyclique. Cette gestuelle donne une vitalité au débat et aide les deux adversaires à rester concentrés sur le sujet même de la discussion.

 

« L’humour tient un grande place dans le débat et l’on peut être largement récompensé en retournant les postulats de son adversaire à son propre avantage avec de l’humour. Le débat devient alors une forme populaire de distraction, même parmi les tibétains peu éduqués qui, bien que ne suivant pas toute les acrobaties intellectuelles de ces joutes oratoires, peuvent en apprécier l’humour et le côté spectacle »

(Dalaï-Lama)

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Lundi 14 janvier 2008 1 14 /01 /Jan /2008 22:16

Tibet-343.jpg Le mandala est au centre de l’art sacré tibétain. Peint sur tissu ou composé en sable coloré, c’est un support de méditation et un chemin pour atteindre le Nirvana. Cet art naît entre le 7ème siècle, époque où le bouddhisme pénètre au Tibet, et le 11ème siècle. Terme sanscrit qui signifie « disque » ou « cercle », diagramme où les couleurs et les figures sont déployées autour d’un axe central, le mandala est destiné à la méditation. Lui seul réunit toute la gamme des déités du panthéon tibétain.


Le plus souvent c’est le « mandala de Kalachakra » ou « roue du temps » qui est réalisé. Il est tourné vers le monde extérieur et comporte des références à la « lune qui se lève », au « soleil qui se couche ». Le chiffre cinq gouverne le mandala. Dans son disque dominent tour à tour cinq ères, cinq enceintes carrées symbolisant de l’extérieur à l’intérieur : le corps, le langage, le mental, la conscience primordiale, la sérénité suprême. Cinq bouddhas ou Jinas (vainqueurs), cinq cercles représentant les éléments constitutifs du monde : la terre, l’eau, le feu, l’air, l’éther. Enfin, cinq couleurs rythment ce diagramme, chacune d’entre elles symbolisant une passion : le jaune (l’orgueil), le rouge (la concupiscence), le vert (la jalousie), le blanc (les ténèbres mentales).


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Lundi 14 janvier 2008 1 14 /01 /Jan /2008 22:16
Un Lama ne meurt pas. Il n’attend pas davantage que sonne l’heure de sa résurrection : à peine disparu, il se réincarne. En Orient ou en Occident, chez des princes ou des paysans, en garçon, en fille et , parfois même, en plusieurs « exemplaires » qu’aussitôt on recherche … Un processus qui  n’a pas de fin.
32-Photo--TIBET-009.jpg
Les lamas réincarnés au Tibet reviennent dans ce monde, vie après vie, pour continuer à enseigner la voie vers l’illumination. A cause de leur grande compassion et de l’amour qu’ils portent à  leurs congénères, ils ne souhaitent qu’aider les autres à se libérer du cycle de la vie, de la souffrance et de la mort. Arrivés au terme de leur vie, ils sont conçus une nouvelle fois et renaissent. Leurs anciens disciples et les membres de leur monastère commencent alors à les chercher, notant les noms des enfants nés au moins neuf mois après le décès du lama. Alors qu’il est plus courant pour un lama de renaître dans un corps masculin, il y a cependant quelques réincarnations féminines célèbres. Retrouver la réincarnation d’un lama demande souvent une longue recherche. Il n’est pas indispensable que l’enfant soit né près de l’endroit où avait vécu le défunt, ou même dans le même  pays. Aujourd’hui, quelques lamas tibétains se sont réincarnés en Occident. De sorte que l’enfant peut être âgé de cinq ou six ans au moment où il est reconnu en tant que réincarnation.


Souvent,  plusieurs enfants montrent des signes et des qualités qui font d’eux des candidats potentiels. Dans certains cas exceptionnels, un lama peut être réincarné en plusieurs personnes. Les enfants choisis sont alors testés : souvent, un objet ayant appartenu au lama défunt est proposé parmi d’autres objets identiques. Une fois officiellement « reconnu », l’enfant entame son apprentissage dans la voie du bouddhisme et son exemple servira d’enseignement aux autres.

 

C’est en pratiquant l’amour intense et la compassion, et en s’efforçant de procurer du bonheur à autrui, en l’éloignant de tout malheur, que les bouddhistes pratiquants en arrivent à souhaiter renaître sous une forme qui  leur permettra de continuer à contribuer au bien d’autrui, même s’ils ne possèdent pas, d’emblée, un contrôle parfait du processus des renaissances.

Tandis que leur amour et leur compassion se développent, leur sagesse fait de même. Par des études approfondies, par la contemplation et la méditation, ils deviennent alors capables d’expérimenter la vérité suprême, la vacuité de l’existence inhérente à l’être et aux  phénomènes. Ils maîtrisent le processus de la renaissance et sont capables de se manifester sous des formes diverses dans le but d’aider autrui. Ces manifestations appelées « corps émanants » ne sont pas sujets au vieillissement habituel ni à la maladie ou à la mort.

 

Le pouvoir d’engendrer plusieurs corps « émanés » augmente à mesure que la Lama gravit les étapes de la méditation vers l’illumination parfaite. Le Dalaï-Lama est alors considéré comme la manifestation collective de la compassion de tous les bouddahs. Il est capable de se manifester n’importe où, n’importe quand et sous toutes formes bénéfiques aux autres. 


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Lundi 14 janvier 2008 1 14 /01 /Jan /2008 22:14
Tibet-292.jpg Le Kumbum de Gyantse, situé à environ 150 km au sud-ouest de Lhasa peut être considéré comme la plus grande merveille du monde bouddhiste tibétain : au cœur de ses 73 chapelles, ce stoupa* rassemble pratiquement tout le panthéon de la religion tibétaine.

Construit par les princes de Gyantse, antérieurement à l’institution de la théocratie du Dalaï-Lama à Lhasa et à la construction du palais du Potala, il demeure le monument tibétain le plus important parmi ceux qui ont survécu. Les fragiles peintures murales ont très bien supporté l’écoulement de cinq siècles comme elles ont survécu à la destruction impitoyable de la grande majorité des temples et monastères tibétains lors de la Révolution culturelle de 1960. Le Grand Stupa de Gygantse et le complexe monastique attenant auraient, paraît-il, échappé à la destruction des Gardes Rouges par ordre personnel de Chou En Lai. Comme tous les stupas, celui de Gyantse représente le Dharmakaya, « essence même de tous les bouddhas », corps transcendant de leur manifestation. Parfaite représentation tridimensionnelle d’un Mandala, le stupa est la représentation spatiale de diagrammes concentriques propres à de nombreuses traditions initiatiques.

A Gyantse, l’une des seules villes à avoir été peu soumise à l’influence chinoise, nous découvrons l’âme authentique du Tibet et millénaire, avec son monastère de Pelkhor Chode, fondé en 1418. Majestueux, son stupa Kumbum, haut de huit étages, renferme cent huit chapelles. Pendant la révolution culturelle, les thanka (peintures brocardées) ont été brûlées et le million de recueils religieux, jetés à la Rivière.

Avant 1959, on comptait trois millions de moines au Tibet pour six millions de tibétains. Aujourd’hui, ils ne  sont plus que cinq cent mille pour trois millions de tibétains et douze millions de chinois. Il paraît que les moines n’auraient plus le droit d’avoir accès aux livres ...

 *Stupa ou chorten


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Lundi 14 janvier 2008 1 14 /01 /Jan /2008 22:12
Tibet-269.jpg Elle comprend une pièce marron rouge, le Shamtab, et un châle de même couleur, le Zen, porté sur l’épaule gauche et dénudant l’épaule droite. Une veste marron rouge, le Tonga, est un rajout tibétain pour se protéger du froid. Le Chogo, de couleur jaune, confectionné à partir de bouts de tissu d’une coudée de long, désigne le novice. Le Namjar, porté par dessus le Chogo, lui ressemble en couleur et en taille, mais il est fait de bouts de tissu plus petits et plus nombreux. C’est l’habit du Gelong, moine ayant prononcé tous ses vœux. Les robes sont toujours coupées dans des chutes de tissus, car le moine ne doit pas tenir à ses vêtements. Traditionnellement, les robes étaient faites de rebus cousus ensemble et teints en jaune. Pour un moine, sa robe n’a d’autres fonctions que de le protéger du froid et de la pluie.


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Lundi 14 janvier 2008 1 14 /01 /Jan /2008 22:11
Photo--TIBET2-171.jpg « On ne joint bien les mains que lorsqu’elles sont vides ». Ils battent d’abord l’une contre l’autre, au-dessus de leur tête, les deux planchettes de bois qu’ils ont fixées sur la paume de leurs mains. Puis ils tombent à genoux en plaçant les mains à plat sur le sol, devant eux, et les font glisser en avant pour s’allonger, face contre terre, de tout leur long. Ils se relèvent, font trois pas, et recommencent. Ils mettent plusieurs mois, parfois plus d’une année, pour atteindre Lhasa, la ville sainte.

Chaque jour, depuis le rétablissement de la liberté des cultes, après avoir franchi de hauts cols et bravés des tempêtes de sable, de nombreux pèlerins accomplissent mètre par mètre leur chemin de prière autour du Jokhang, le lieu saint du vieux Lhasa. Mais tous aspirent à faire aussi le tour du Mont Kailash, la montagne sacrée entre toutes, centre du monde pour les croyants. Ceux qui viennent du nord, faute de pouvoir traverser le Tibet pour rejoindre Lhasa et prendre la route du « joyau des neiges », vont honorer la divinité d’un autre sommet, l’Amnye Machen, qui se dresse en sentinelle dans l’Amdo natal du quatorzième dalaï-lama.


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Lundi 14 janvier 2008 1 14 /01 /Jan /2008 22:10
Photo--TIBET2-348.jpg Animal de la survie, le yack est une bête providentielle qui nourrit, éclaire et chauffe : non content de dépecer la viande du mâle, on en récupère le poil pour fabriquer des tentes, les cordes et les couvertures. Avec le cuir, on confectionne bottes et sacoches et, enfin, la bouse séchée est le combustible de chauffage. Le lait de  la femelle, la dri, fournit le beurre aux multiples usages : crème pour le thé, huile pour les lampes, cosmétiques pour la peau et les cheveux des femmes et enduits gras pour la tannerie.


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Lundi 14 janvier 2008 1 14 /01 /Jan /2008 22:03
bramapoutre2-copie-1.JPG Ils sont quatre. Avant de rayonner chacun sur une branche de la rose des vents, ils naissent dans la même cicatrice de l’écorce terrestre. La Sutlej : « qui sort de la bouche de l’éléphant », prend son élan vers l’ouest.  l’Indus : « au sortir de la gueule du lion », vient du nord. Le Brahmapoutre que les tibétains nomment Yarlung Tsangpo : « issu du museau du cheval », s’en va vers l’est. Tandis que la Karnali : « sortie du bec du paon » part vers le sud où elle se jette dans la Saraju avant de rejoindre le Gange.

L’Indus et le Brahmapoutre enlacent l’Himalaya dont ils tracent la frontière nord avant de bifurquer vers le sud pour l’envelopper, le premier à l’ouest, le second à l’est. Né légèrement plus au sud, le Gange, qui s’appelle encore le Baghirati, descend tout de suite au sud pour dessiner avec le Brahmapoutre un cœur dont la pointe mêle dans la dangereuse éponge du Bangladesh les eaux célestes des deux géants.

La tradition tibétaine leur assigne à chacun des attributs bien définis : les eaux de la Sutlej sont fraîches, celles de la Karnali, chaudes, du Brahmapoutre, froides et celles de l’Indus, brûlantes.


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