Quelques définitions essentielles pour ne pas, à cause d’un mot, manquer d’atteindre
l’état de Nirvana…
- Ani : nonne
- Bardo : état de conscience entre la mort et la renaissance.
- Bodhisattva : être humain ou mythique ayant atteint l’Eveil mais qui, au seuil de la libération définitive, ou Nirvana, y renonce dans le but de sauver les autres êtres.
- Bodhi : « Eveil ». Connaissance parfaite dont l’atteinte est concomitante à la libération. Pour la Mahayana, l’Eveil complètement accompli est celui des bouddhas.
- Bon : Comme doctrine constituée, le Bon n’apparaît qu’au 10ème - 11ème siècle. Pour les tibétains, cette religion pré-bouddhique se perpétue jusqu’à nos jours.
- Bouddha : terme signifiant « l’Eveillé ». Il désigne l’être qui, ayant atteint l’illumination, n’est plus soumis au cycle des renaissances. Sakyamuni est le bouddha historique, mais il n’est ni le seul ni le premier parmi les différents bouddhas.
- Bouddhiste : celui qui « prend pour refuge », les trois joyaux : Bouddha, Dharma, Sangha, c’est-à-dire celui qui choisit de s’en remettre au Bouddha, à la Loi religieuse et à la communauté monastique pour se libérer de la douleur inhérente ) l’existence.
- Brahma : dieu principal des hindous.
- Chang : bière d’orge
Chöpa : offrandes
- Dalaï-Lama : est un titre donné au 16ème siècle par le chef des Mongols Tümet à un hiérarque de l’école Gelugpa, Gedundrub, fondateur du monastère de Tashilhunpo, neveu et disciple de Tsong Khapa, lui-même fondateur des Gelugpa, qui devint connu comme le Troisième Dalaï-Lama (ses deux précédentes réincarnations ayant reçu ce titre rétrospectivement). Dalaï est un mot mongol qui signifie « océan » et Lama, un terme tibétain inspiré de l’indien Guru qui désigne le Maître. Ensemble, Dalaï et Lama se traduisent « Océan de sagesse ».
Il est le chef spirituel et temporel du Tibet depuis le 17ème siècle jusqu’à l’occupation chinoise. L’actuel Dalaï-Lama est le quatorzième.
- Darchen : mât à drapeaux de
prières.
- Dharma : Loi religieuse, doctrine à laquelle adhère le bouddhisme.
- Dzogghen : « Grande Perfection » - enseignement philosophique et méditatif du bouddhisme tibétain et du Bon.
- Dzong : forteresse.
- Gelougpa (école des…) : les « Vertueux ». Ecole religieuse connue, à tort, en Occident sous le nom de « Bonnets Jaunes », à cause de la couleur de leur chapeau. Fondée au 15ème siècle par Tsongkhapa (1357-1419), le Dalaï-Lama et le Panchen-Lama en sont les deux hiérarques les plus importants
- Karma : rétribution des actes : tout acte, bon ou mauvais, en fonction de l’intention qui le détermine enclenche un processus de « dette à payer » ou de « récompense à recevoir », dans cette vie ou dans les prochaines. Autrement dit, le Karma détermine le destin de l’individu.
- Lama : guru en sanscrit. Maître spirituel.
- Mahayana : « Grand Véhicule » - développement du bouddhisme originel qui proposait d’abord la libération individuelle et a, de ce fait, été appelé, a posteriori, Hinayana ou « Petit Véhicule ». Le Mahayana donne la prééminence à l’activité altruiste des bouddhas et Bodhisattvas qui mettent en œuvre la perfection de leur « Grande Compassion » pour le salut de tous les êtres. Le Mahayana poursuit l’exégèse de la parole du Bouddha et se dote de nouveaux textes où est formulée une métaphysique dont la doctrine principale est la théorie de la vacuité.
- Mandala : diagramme centré autour d’un axe orienté. Tridimensionnel, peint ou créé, c’est un « cosmogramme » qui sert de support à la méditation lors des initiations et des rituels tantriques. « Palais » de la divinité qui préside au rituel, son iconographie, extrêmement riche, varie en fonction de cette divinité.
- Mudra : les signes essentiels de la gestuelle bouddhique. Elle est une composante très importante de l’enseignement. Le maître est représenté avec une position des doigts particulière qui visualise un moment de la pratique religieuse.
- Nirvana : « Extinction », état de libération caractéristique des bouddhas qui ne connaissent ni naissance, ni souffrance, ni mort.
- Panchen Lama : titre abrégé de Pandita Chen Po - « Grand Erudit » donnés aux abbés du monastère de Tashilunpo.
- Rimpotche : « Grand Précieux » : titre donné à certains lamas et aux incarnations.
- Samsara : cycle des existences auquel est soumis tout être tant qu’il n’a pas atteint la libération lui permettant d’entrer dans le Nirvana.
- Sangha : communauté monastique dans son ensemble.
- Sanscrit : « Parfait ». Langue indo-européenne qui est la langue classique de la civilisation brahmanique de l’Inde.
- Sogshing : arbre de vie. Pilier central du stupa de Gyantse, il correspond à l’Axis Mundi figuré par le Mont Meru dans la cosmographie tibétaine et reproduit au centre des habitations.
- Stupa : à l’origine, monuments funéraires, érigés pour abriter les reliques du Bouddha, les stoupas, à forte valeur symbolique, sont parmi les monuments principaux du bouddhisme tibétain. Ils renferment des reliques des grands maîtres tibétains, mais aussi des textes et de nombreuses autres objets sacrés ou profanes.
On les honore par des circumambulations, toujours effectuées dans le sens des aiguilles d’une montre. Ils se composent le plus souvent :
- D’une plate-forme soutenant l’édifice et symbolisant les dix vertus sur lesquelles repose la pratique,
- D’une partie médiane, ou vase, représentant les sept branches de l’éveil (attention, connaissance, diligence, joie, souplesse d’esprit, concentration, équanimité),
- Des anneaux représentant les dix forces et les trois attentions,
- De la Lune, au sommet représentant l’élimination de toute souffrance, du Soleil représentant les mille lumières de la compassion et du joyau, la réalisation de
tous les souhaits.
- Tantra : textes canoniques apparus en Inde vers le 5ème et 6ème siècle de notre ère mais rattachés à la prédication ésotérique du Bouddha. Sur le fond doctrinal du Mahayana, les Tantras proposent une voie rapide vers la Délivrance, s’appuyant sur la perception intuitive de la non-dualité, en fait, du Samsara et du Nirvana. Pour cela, les Tantras proposent des techniques utilisant rituels, méditation et yoga.
- Tantrisme : le troisième « Véhicule » du Bouddhisme, Vajrayana, ou bouddhisme ésotérique, dont les textes canoniques sont les Tantras.
- Thanka : représentation d’une image sacrée exécutée sur un rouleau de coton ou de soie et qui peut être
peinte, brodée ou réalisée en appliqué.
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Le mandala est au centre de l’art
sacré tibétain. Peint sur tissu ou composé en sable coloré, c’est un support de méditation et un chemin pour atteindre le Nirvana. Cet art naît entre le 7ème siècle, époque où le
bouddhisme pénètre au Tibet, et le 11ème siècle. Terme sanscrit qui signifie « disque » ou « cercle », diagramme où les couleurs et les figures sont déployées
autour d’un axe central, le mandala est destiné à la méditation. Lui seul réunit toute la gamme des déités du panthéon tibétain.
Le Kumbum de Gyantse, situé à environ 150 km au sud-ouest de Lhasa peut être
considéré comme la plus grande merveille du monde bouddhiste tibétain : au cœur de ses 73 chapelles, ce stoupa* rassemble pratiquement tout le panthéon de la religion tibétaine.
Elle comprend une pièce marron rouge, le
Shamtab, et un châle de même couleur, le Zen, porté sur l’épaule gauche et dénudant l’épaule droite. Une veste marron rouge, le
Tonga, est un rajout tibétain pour se protéger du froid. Le Chogo, de couleur jaune, confectionné à partir de bouts de tissu d’une coudée de
long, désigne le novice. Le Namjar, porté par dessus le Chogo, lui ressemble en couleur et en taille, mais il est fait de bouts de tissu plus
petits et plus nombreux. C’est l’habit du Gelong, moine ayant prononcé tous ses vœux. Les robes sont toujours coupées dans des chutes de tissus, car le moine ne doit pas
tenir à ses vêtements. Traditionnellement, les robes étaient faites de rebus cousus ensemble et teints en jaune. Pour un moine, sa robe n’a d’autres fonctions que de le protéger du froid et de la
pluie.
« On ne joint bien les mains que lorsqu’elles sont
vides ». Ils battent d’abord l’une contre l’autre, au-dessus de leur tête, les deux planchettes de bois qu’ils ont fixées sur la paume de leurs mains. Puis ils tombent à genoux en plaçant les
mains à plat sur le sol, devant eux, et les font glisser en avant pour s’allonger, face contre terre, de tout leur long. Ils se relèvent, font trois pas, et recommencent. Ils mettent plusieurs
mois, parfois plus d’une année, pour atteindre Lhasa, la ville sainte.
Animal de la survie, le yack est une bête providentielle qui nourrit, éclaire et chauffe : non content de dépecer la viande du mâle, on en récupère le poil
pour fabriquer des tentes, les cordes et les couvertures. Avec le cuir, on confectionne bottes et sacoches et, enfin, la bouse séchée est le combustible de chauffage. Le lait de